Chers lectrices et lecteurs,

Environ 1200 km parcourus de Luxembourg, centre-ville à Lacanau France. J’ai un peu traîné, en cause : mon roman me travaillait tant sur sa structure que sur sa direction, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, enfin, j’attends avec impatience vos commentaires sur ce chapitre II. Pour en connaître plus sur ce qui m’a torturé dans cette promesse que je me suis faite : d’écrire un roman. Je vous invite à le lire. Vous trouverez à la fin du chapitre II, les quelques explications sur ma relation récemment découverte et des contraintes que l’écriture m’impose.

Bref ! Le vélo, la France, les rencontres, l’aventure…

Voyons un peu les différents lieux, parcourus, routes à faire en famille, en couple ou seul, car l’aventure à vélo, même si elle n’est pas encore démocratisée, nombreux adeptes connaissent et pratique depuis belle lurette. Les aventuriers à vélo que j’ai rencontré m’ont tous fascinés, tant par la mixité générationnelle, que par le plaisir qu’ils en dégageaient. Et oui ! Mesdames et messieurs, prendre les vélos, l’amoureux, les enfants, la grand-mère, le chien et « go to road » c’est fun, agréable, drôle, sympa et surtout pour être ensemble « vraiment » y’a pas mieux ! qu’en déplaise au « Tours operators » qui voudraient que nos économies prennent la direction des paradis fiscaux où l’on se perd encore plus, autant bivouaquer dans un centre commercial, que sont finalement la plupart des offres sur le marché des vacances. Je l’affirme en tout état de cause, ayant partagé tant de bonheur et de bons sens avec ceux qui ont reçu et entretenu un plaisir simple et partageable laissant des traces indélébiles de génération en génération. L’argent ne fait pas le bonheur, c’est admis, mais à qui cela incombe de le mettre en place et de le cultiver, pour que cela ne soit plus qu’un simple adage ?

Comptez entre 50 et 80 km par jour de vélo, les doigts dans le nez.

Des campings municipaux ou de deux étoiles seront suffisants pour bivouaquer. Ils accueillent les vélos dans la pure tradition, offrant un espace commun, à des prix ne dépassant pas les 10€ par nuitée (wifi, électricité, espace pour les repas compris) où le calme et la sérénité règnent et pas de piscines inutiles et bruyantes, réservées uniquement aux familles qui trouvent leur plaisir en abandonnant leurs mioches agités par le manque d’attention et se livrant au traditionnel Ricard, cacahuète, barbecue, non ! ceux la sont dans les 4 **** où je me trouve et où je prends sur moi à chaque fois que j’essaie de dormir au-delà de 8 h 00 du matin, car CE N’EST PAS POSSIBLE. Ha ! je me souviens de toutes ces matinées merveilleuses, dans ces petits campings simples mais efficaces où le bruit d’une tente qui se démonte n’est pas plus bruyante que le chant d’un moineaux, où rien ne m’obligeait à partir précipitamment. Contrairement au montage et démontage des caravanes et « mobil-home » incessants, car, comme le veut le règlement, avant 10 h 00 la place doit être libre, 4 étoiles ! 4 fois plus de satisfaction. Bref ! Lacanau où je me trouve est un des centres commerciaux à éviter, à moins que votre objectif est de faire du surf et uniquement du surf, mais là encore il existe des lieux plus sympa.

Je vous encourage vivement ; partez à l’aventure sur les routes dédiées aux vélos à travers la Loire ou longeant le littoral atlantique. Sur ces magnifiques routes, vous trouverez un accueil accueillant et oui ! Ce n’est pas toujours le cas, depuis que recevoir se fait sans honneur et à contre cœur. Les offices de tourisme savent vous prendre en charge et vous indiquer les directions. Le chemin est suffisamment bien balisé pour s’y perdre que de temps en temps, traversant les marais d’ostréiculteurs, les forêts domaniales, les dunes de sable, les petits villages arborant fièrement des créations artisanales, ou chaque être vous souhaites la bienvenue et n’oublie pas de vous faire remarquer le bonheur que vous dégagez.

Évitez les villes importantes pour bivouaquer ; les campings des alentours sont nettement plus intéressant, les producteurs mettent à disposition gratuitement des espaces pour la nuit, mais n’oubliez pas de venir déguster leurs récoltes. Idem, pour les stations qui n’ont de vie que pour la saison d’été, car vous y trouverez rien qui ne s’achète . Nombreuses sont les personnes, qui ont quitté leur vie d’esclave citadin pour vivre une autre vie, loin de tout, en reprenant une ancienne auberge, certes la literie est bancale, mais la satisfaction est pleine, vous n’êtes plus un portefeuille, vous êtes.

Partez vivre une aventure unique en famille ou en solitaire, jamais vous vous sentirez isolé comme ces offres sous cellophane ou l’on vous promet tout mais finalement vous serez constamment à la recherche de l’essentiel.

Venez constater en écrasant les pédales de vos vélos : papy et mamie avec leurs trois petits garçons de 9, 10, 11 ans, longeant la Loire à vélo avec 80 km par jour au compteur ; un couple avec 4 enfants de moins de 10 ans, plus organisé qu’un cirque ambulant, venant vers vous pour vous offrir un café alors que vous cherchez le vôtre depuis 10 minutes dans vos sacoches ; un jeune couple prenant le temps de vivre leur relation, nourrie par une nature d’où la beauté émane des cycles maritales du vivant au vivant et de la création perpétuelle, loin des horreurs de Picasso ; ces aventurier et aventurières solitaires, qui partent pour y déposer leurs peines amoureuses afin de reconstruire la porte de leur cœurs ; des fratries d’un certain âge, cherchant dans les paysages et dans les lieux, leurs souvenirs. Tous ont un point commun, soit ils savent vivre ou recherchent ce savoir.

Les habitants de petits villages de France adorent les touristes à vélo, car : ça ne fait pas de bruit un vélo ; de deux, le budget vacances des touristes n’est pas entièrement capté par les agences de voyages donc les restaurants vont bon train, ainsi que les dégustations en tous genre. De plus, il y a quelque chose de fragile dans ce mode de déplacement (on prend soin de vous). Les dialogues sont les seuls obstacles sur l’objectif fixé journalièrement, et oui ! ça papote les cyclistes, ils ont des choses à dire.

Voici mes recommandations : Tours – Saint-Nazaire en passant par Nantes ; c’est ce qu’on appelle « la Loire à vélo ». Puis pour la Vélodyssé de Saint-Nazaire – Biarritz. Il est très facile de prévoir son parcours et les lieux de visites ou de campements. De plus, si votre voyage est long, alors des maisons d’hôtes vous accueillerons avec grand plaisir, en vous apportant un confort certain, lorsque vous ressentirez le besoin. Des hôtels aussi se trouve sur ces routes. Pour la nourriture inutile de vous inquiéter, vous trouverez suffisamment d’offres appétissantes. Là encore, je vous recommande les producteurs locaux et pour trouver, il suffit de demander. Pour les campings, s’ils ont une offre pour les vélo-touristes, Qu’elle doit être l’offre ? Voici les critères à vérifier : la qualité de l’espace accueillants les vélos, ombre, table pour les repas, abri en cas de pluie toujours pour les repas, Wifi pour ceux qui veulent communiquer, électricité pour ceux qui ont des besoins en chargement. Les plus sont : commande de pain et de croissants pour le matin qu’ils suffit de récupérer à l’accueil. Généralement, plus le camping est simple plus le service est de qualité ; les lieux valables sont toujours entièrement gérés par des patrons et leur famille, si ce sont des campings municipaux, les responsables sont souvent des couples, ce qui revient généralement au même et le reste est à éviter. Ou bien, certains producteurs mettent gratuitement à disposition un lieu.

« Focus » sur la Vendée, j’ai adorée cette région magnifique. Les personnes rencontrées, ainsi que les routes pour vélo sont extraordinaires. Un grand merci aux Vendéens, un exemple de simplicité, de bons sens et de partage. L’île d’Olérons, une nature sauvage et préservée, mais attention en période touristique, l’affluence est démesurée. On peut s’y rendre en bateau via La Rochelle ou par un pont à hauteur de Royan.

L’europe à de nombreuses voies pour vélos, vous pourriez y prendre goût et envisager de nombreux périples dans des régions que vous ne soupçonnez certainement pas.

Pour les vélos et le matériel, il faut prendre du temps pour s’équiper. Chacune de vos aventures apporteront des précisions sur la question. Faut-il faire confiance aux boutiques spécialisées ? Non, à moins d’avoir de la chance et de tomber sur un adepte, mais il devra être un mauvais commercial pour être un bon conseillé, certains ont encore officieusement la liberté d’être sincère, j’en ai rencontrés, mais c’est hélas de plus en plus rare. De toute façon, à très court-terme, c’est un pan entier de l’emploi qui va disparaître, fini les serveurs, vendeurs, conseiller en boutique, caissière, fiscalistes et autres, les spécialistes diront que le marché et mûre et que la technologie est prête pour faire le boulot depuis longtemps. Bref ! Après les sans-culottes, les sans-emplois, autant devenir écrivain ou clown, pourquoi pas ? N’oubliez pas que l’école de clown est toujours à la recherche d’investisseurs : envie ou besoin de participer dans ce magnifique projet, ou comme pied de nez à ceux qui convoitent vos capitaux, car ils finiront tôt ou tard par fondre comme neige au soleil, suite logique des rapports de force. Et oui ! une école qui apprend comment conquérir son bonheur sans contraindre et sans se soumettre, que transmettre : c’est apprendre, que le sens de la vie ne se conditionne pas dans un tableau et que la mouche à un parfum de liberté. Que la violence disparaît lorsque l’on apprend à se contenir et à communiquer. Que l’amour reçu se cultive chaque jour par de petits gestes. Qu’un territoire étranger se traverse avec respect et consentement, qu’il soit intime ou non. Que la paix demande plus d’abnégation que la guerre. Que savoir faire la différence entre un véritable amour et un leurre, nous mènent vers l’inachevé ou l’accomplissement. Qu’un amour reçu et un amour cultivé se suivent, mais ne se ressemble pas. Que la culture romantique a disparue parce que le monde n’était pas prêt. Que nous désirons tant parce que nous souffrons d’un manque qui se creuse chaque jour plus et qu’il nous faut remplir perpétuellement en consommant au lieu de cultiver nos déserts affectifs. Bref !

Si vous avez des questions, je vous répondrai dés que possible.